Chapitre 1 : Une rencontre fatidique
Je marchais sur une route jonchee de morts et je voyais comment le sol ne pouvait plus absorber le sang. Je me suis arrete, incapable d'aller plus loin, et j'ai entendu la voix d'un homme : "Mutile et tue, detruis la terre !
Soudain, je me suis reveille une seconde avant que la sonnette de la porte ne retentisse. Je ne me depeche pas d'ouvrir la porte, non seulement parce que je n'arrive pas a sortir de ce reve, que je fais pour la deuxieme fois en six mois depuis que j'ai demenage sur la cote dans un appartement loue pres de la mer, mais aussi parce que je n'attends personne, c'est mon jour de conge. Le visiteur n'abandonne pas, les appels persistent.
J'enroule la couverture autour de ma tete et j'essaie de me souvenir de la voix du reve. Elle ne ressemblait pas a la voix de mon fiance, dont le crime m'avait obligee a fuir ma maison, jouant pour mes parents une piece de theatre dans laquelle je renoncais a mon destin impose. J'ai menti de maniere convaincante, craignant de signer leur arret de mort, de les couper jusqu'a l'os. Mes parents m'ont cru. Je me souviens du regard reprobateur de ma mere, de la premiere et unique gifle de mon pere de toute ma vie, de ses mots qui resonnent maintenant si clairement dans ma tete : "Creature ingrate ! Je sors du lit, changeant instantanement ma chemise de soie pour une robe legere descendant jusqu'aux genoux. Brossant mes longs cheveux noirs sous ma taille, j'ouvre la porte et laisse entrer un bel homme blond d'environ vingt-quatre ans, vetu d'un tee-shirt blanc et d'un jean bleu qui met en valeur sa silhouette musclee.
– Bonjour, Lina ! Je m'appelle Michael. Il est tendu, pale et en colere, mais il essaie de garder son sang-froid. Fascine, il regarde le peigne passer dans mes cheveux soyeux et epais et commence a se calmer. Et moi, je suis deja convaincue que ce type est mon destin. Le coup de foudre ? C'est vrai ?
– He, Michael ! – Je mets ma brosse a cheveux de cote. – Qu'est-ce que tu fais la ? Mon salut et ma question le detournent du regard sur ma silhouette parfaite. Il sort de l'argent de sa poche et le pose sur le comptoir. – Voici cent mille dollars pour votre aide. Ma soeur a ete enlevee…
– Kaar, kaar ! – vient de la rue. Un corbeau noir se pose sur le rebord de la fenetre et nous regarde d'un air de defi.
– Quelqu'un arrive, quelqu'un attend, quelqu'un sauve les morts", murmure Michael, et je peux voir le feu de la folie dans ses yeux, voir qu'il est possede alors qu'il continue :
– Quelque chose de terrible arrive a ma soeur. Je sens qu'elle souffre et je commence a perdre la tete. Tu vas la retrouver.
J'essaie de me rappeler ce que mon pere m'a dit a propos de l'exorcisme : "Moi, je ne le fais pas, parce qu'il ne suffit pas d'exorciser un demon. La personne reste la meme avec tous ses peches, alors le demon revient, pas tout seul, mais avec une compagnie. Et cela empire".
– Je ne peux pas faire ca. Je ne suis qu'un psychologue. Vous devez aller a la police.
– La police est dans une impasse, et je n'ai pas le temps d'attendre. Et je sais que le psychologue n'est qu'une couverture, tu es une sorciere hereditaire et tes parents sont des mages blancs. Tu peux trouver ou elle est.
– Alors je suis une sorciere ? Je ris nerveusement. Personne dans cette ville n'est au courant de mes pouvoirs, et ma famille, mes amis et mes connaissances ne savent pas ou je suis. – Qu'est-ce qui te fait penser ca ?
– Je ne peux pas l'expliquer.
– Et je ne peux pas vous aider. Prenez votre argent et partez.
Il a un pistolet.
– Si tu ne veux pas le faire de la maniere la plus simple, dit-il d'un ton fatigue, mais il ne pointa pas l'arme sur moi. Peut-etre que le marie m'avait repere et avait envoye Michael verifier ma position. Dans ce cas, j'avais un plan :
– Ecoute, Michael, mes parents n'ont pas compris qu'on ne peut pas rester blanc quand il y a des gens sombres autour de soi. Je n'utilise pas de forces obscures, je ne veux pas risquer mon ame. Si je choisis l'autre cote, je trahis ma famille, et ce serait pire que de mourir, bluffai-je, ne voulant pas mourir.
– Je ne te ferai pas de mal, aide-moi. Son regard est angoisse. Ne devrais-je pas implorer la pitie en ce moment meme ? Mais je reste sur mes positions :
– Qui vous a envoye ?
– Personne. Je vous ai trouve moi-meme. J'ai vu une annonce pour vos seances de conseil sur VK.
– Et vous avez tout de suite su que j'etais une sorciere ?
– Vous ne comprendriez pas.
– Essayez de me l'expliquer.
J'entends une voix qui me parle de vous, qui me dit quoi faire.
– Tu l'entends maintenant ?
– Et maintenant.
Voyons voir. Je me suis concentree, me connectant a l'autre monde. L'entite etait a cote de Michael et lui murmurait a l'oreille :
– "Arrete de lui parler. Tire-lui une balle dans le bras et elle fera tout ce que tu lui diras de faire.
– La voix que tu entends est celle d'un demon. Nous les appelons des entites ou des moi. Il est avec toi en ce moment, il te soutire de l'energie et te fait faire ce qu'il veut que tu fasses.